30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 21:31

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Photo Jean Luc Huguet

 

A un peu plus de 280 km de Paris, Sainte Maure de Touraine, 4000 habitants, célèbre pour son fromage de chèvre AOC, est une étape du Chemin de Compostelle. En juillet 2010, le maire et les représentants de l'association jacquaire de Tours, initiateurs du projet, ont inauguré le refuge pèlerin.

 

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Photo Nouvelle République du Centre

 

Un investissement social et environnemental. Le gros oeuvre a été confié à une entreprise d'insertion. Les matériaux choisis sont écologiques : chanvre, terre et chaux. Résultat : 4 lits à la disposition des pèlerins tous les soirs à partir du mois de mars.

 

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       L'association locale a bien d'autres actions à son actif : inauguration de sculptures, oeuvres en ferronnerie d'art, panneaux indiquant la distance restant à parcourir avant Santiago...

Photo Jean Luc Huguet

 

Sur le Chemin de Paris, via turonensis du fameux Aimery Picaud, une chaîne de bénévoles au service des pèlerins.

 

Site de l'association Tourangelle

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 17:41

 

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MAXI RK

                          De Paris à Chartres, il n'y a qu'une bonne centaine de kilomètres, autrement dit quatre belles journées. Et quelle arrivée !

 

 

cathédrale - blé

© CDT28

 

L'image du bateau sur un océan de blés a été dépeinte maintes fois...

 

La ville de Chartres est comme une oasis en hauteur. Franchie l'Eure, ton chemin serpente entre les maisons à colombages dans la fraîcheur de l'ombre.

 

La cathédrale t'attend.

 

C'est la pierre sans tache et la pierre sans faute,
La plus haute oraison qu'on ait jamais portée,
La plus droite raison qu'on ait jamais jetée
Et vers un ciel sans bord la ligne la plus haute...  

 

  Charles Péguy

 

 

(Un autre monument sur le Chemin de Paris : ici)

 



 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 16:25

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 23:09

Récit                  Cacabelos - Villafranca del Bierzo

texte sonorisé             - Laguna de Castilla

                              36 km

 

- "Réveille-toi, réveille-toi ! vite ! "

 

Il y a un Bon Dieu pour les plus croyants. Ils sentent le danger venir. Et le danger, à six heures du matin, c'est l'arrosage automatique ! Nous n'avons pas dû mettre plus de dix secondes (mais dix secondes c'est long quand on risque une douche froide), pour nous mettre à l'écart dans l'allée.

 

Puisqu'on est réveillé, il n'y a qu'à partir dans la nuit noire. Pas de lampe.

 

-         Tu... tu crois que c'est par là ?

-         C'est vrai qu'on ne voit pas grand chose...

-         Et si on se trompe de chemin ?

-         T'inquiète pas, on est dans la bonne direction,

                   il y a un pèlerin qui est derrière nous.

-         Tiens ! c'est justement ton copain qui m'a prêté

                   son matelas !

-         Ah ! c'est vous, je vous suis pour ne pas me perdre !

                  Je ne sais pas où est le chemin,

                  et je n'ai pas de lampe non plus...

 

Nuit noire ? pas tout à fait. Le ciel est une rivière de diamants.

 

(Si tu n'aimes pas Apollinaire, saute les six lignes qui suivent).

 

"... Je buvais à pleins verres les étoiles

Un ange a exterminé pendant que je dormais

Les agneaux les pasteurs des tristes bergeries

De faux centurions emportaient le vinaigre

Et les gueux mal blessés par l'épurge dansaient

Etoiles de l'éveil je n'en connais aucune..."

 

La plus belle nuit étoilée du monde, avec ce vertige qui vient de la rotation de notre planète et de l'épaisseur de l'espace. La même ivresse rappelle qu'au dessus de l'infinité des choses terrestres -jusqu'aux cailloux et aux poussières- tournoie l'infiniment grand avec, à nouveau, des détails jusqu'aux parcelles d'univers.

 

Des centaines et des centaines de pas plus tard, deux autres cadeaux : l'Aube et l'Aurore.

 

A l'heure du café au lait et de la tortilla froide, à Villafranca del Bierzo, je branche la conversation avec Wojcek sur les "présences", les hasards et les coïncidences, souvent heureuses, que l'on rencontre en chemin vers Santiago. Il est d'accord, il appelle cela des "grâces envoyées par les saints" et il sourit gentiment quand je luis dis qu'ailleurs on appelle cela "les bonnes vibrations"...

 

Il veut revoir la porte romane du Perdon qui accorde l'indulgence plénière aux pèlerins malades incapables de poursuivre leur route. Il a l'air en bonne santé pourtant !

 

VILLAFRNCA-DEL-BIERZO

    

La ville des Francs garde l'accès aux montagnes. Je choisis le raidillon à droite qui prend de la hauteur très vite. En contrebas, près de la route à grande circulation dont tous se plaignent, les pèlerins me semblent plus petits que des fourmis.

 

En altitude, dans une châtaigneraie, longue pose tranquille au soleil. Je fais sécher les affaires un peu mouillées par les arroseurs automatiques du réveil.

 

Pique-nique, prise de notes, photos, calme garanti. Je suis comme au paradis.

Dans les hauteurs Photo J F F

 

Est-ce que tu ressens la même chose ? Le jardin d'Eden c'est automatiquement en haut. Tout petit on te dit que quand tu iras au ciel, tu as intérêt à monter au paradis, sinon on te fera redescendre en enfer. Du coup, la montagne est associée au bonheur éternel, à condition qu'il fasse beau... Je connais une colline aux pentes raides, pas loin de chez moi, on y arrive par une rue qui à la fin s'appelle rue Saint Eleuthère. La dernière courbe te mène au panorama et à la fête quasi permanente envahie de touristes au sommet, mais pour l'instant tu ne vois que le ciel. J'ai toujours l'impression que l'arrivée au paradis ressemble à ça.

 

Redescente. C'est vraiment parce que le chemin m'y oblige. Puis longue procession au fond de la vallée, à remonter le long de la route à grande circulation. Dans l'autre sens un énorme convoi transporte des pales d'éoliennes, à installer plus à l'est. Lors d'une pause, un couple de français m'aborde ; ils sont en tandem. Ils arborent des sourires radieux et me déclarent être en plein bonheur.

 

La difficulté de cette étape réside dans le fait que plus le temps passe, plus on est fatigué, et plus la pente est raide !

 

Arrêt à 1200 m d'altitude à Laguna de Castilla. Ni lac ni lagune. Mais trois maisons dont une ferme étrange, où tout ce qui est vivant est blond, et un bar–refuge plein. Pas d'abri sommaire dans le coin, d'ailleurs il fait un froid qui dissuade de bivouaquer.

 

Il faut savoir insister, et ma façon d'insister, ce soir, c'est d'attendre.

 

Finalement, j'observe du remue-ménage dans le garage. A la demande du sympathique propriétaire des lieux, deux couples de jeunes cyclistes madrilènes, équipés dernier cri, acceptent, pour me faire de la place, de serrer les deux tentes qu'ils avaient montées dans cet abri. On finit par dîner ensemble et j'apprends qu'il s'agit de 2 frères qui vivent, séparément je suppose, avec deux sœurs (on peut dire l'inverse aussi). Ils sont fourbus, surtout les filles, c'est leur troisième jour. Leur fatigue donne à leur corps et à leur regard une lenteur, une présence, une intensité inouïe. Ils s'appellent Olmo, Loreto, Enriqueta et Beltran.

 

ensemble sur le chemin   on bike to santiago

Etre bien ensemble        Photo J F F

 

Pas de faux semblant : lorsque je leur demande comment les cyclistes nous regardent, nous, marcheurs, j'apprends que c'est avec pitié... nous allons si lentement (pourtant nous allons trop vite) et nous sommes tant chargés (pourtant, le sac à dos, je ne le sens pas). De mon côté je ne les envie pas mais cela ne regarde personne ! J'ai dû leur inspirer compassion ou les distraire de leur épuisement à moins qu'ils soient déjà pèlerins : il m'offrent le dîner. Echange d'adresses, promesses de contact...

 

La soirée est brève, demain sera un grand jour : je franchirai le Cebreiro, à deux kilomètres d'ici, et j'entrerai en Galice.

 

Le pays de Saint Jacques tiendra-t-il parole ?

 

 

Découvrez la playlist FAURE REQUIEM IN PARADISUM avec Michel Corboz
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 22:19
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Bienvenue à tous ! L'association parisienne Compostelle 2000 organise une marche à Paris le 12 décembre 2010.

 

Cette marche est dédiée au projet de marquage des rues de Paris avec des clous en bronze portant le symbole des chemins de Compostelle. A l'instar de nombreuses villes en France et à l'étranger, Paris se doit de matérialiser le chemin. Voir à ce sujet l'article sur Margaux, dans le Bordelais, et sur Tours, deux beaux exemples...

 

Bien entendu les marcheurs passeront par St Denis, Aubervilliers, l'église St Jacques-St Christophe, la Tour St Jacques, Notre-Dame et la rue St Jacques.

 

Il y aura en outre une agréable petite surprise...

 

Des commentaires seront présentés à deux reprises. Parcours d’environ 15 km ouvert à tous sans obligation d'inscription.

 

Deux départs possibles :

-         9 h 30  Basilique Saint Denis (93)

                         Métro Basilique Saint Denis

-         11 h 30 Place de Bitche

                        Métro Crimée dans le XIXème à Paris pour ceux qui ne peuvent partir en début de matinée.

 

Fin de parcours : dans l'après-midi...  Métro Saint Jacques

 

Pique-nique tiré du sac.

 

Besoin d'un plan des métros parisiens ?

Plan des lignes :

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Plus de renseignements au 01 43 20 71 66

 

...  l'occasion de mieux faire connaissance ?

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 22:37

Les pèlerins qui décident de passer par Orléans longent la Loire et ont le plaisir de traverser un paysage grandiose sur 116 km.

 

 



 

La Mission Val de Loire tente de réduire les effets négatifs des temps modernes tout en accompagnant le développement économique de la région.

La Loire, fleuve royal et sauvage, toile de fond d'une grande partie de

l'histoire de France.

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 09:09
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Avant de joindre la belle ville de Bordeaux, le pèlerin traverse une localité qui n'a besoin de rien pour se faire un nom. Tout le monde connaît Margaux et surtout Château Margaux, qui produit un vin d'excellence depuis... des siècles.

 

 

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Sur le Chemin de Compostelle  Photo Chateau Margaux

 

L'équipe qui gère le domaine raconte que le Premier ministre anglais, sir Robert Walpole, est un des nombreux exemples de la prédilection de l’élite anglaise pour les crus de Bordeaux : vers 1730 "il achète 4 fûts de Margaux par trimestre, qu’il ne règle pas toujours !"

 

A Margaux, 1 400 habitants environ, l'Association des Amis de saint Jacques de Compostelle en Aquitaine a obtenu que la municipalité offre et pose trois clous en bronze. En signe d'accueil, de reconnaissance et d'au revoir.

 

Si Paris équipait ses rues dans le même rapport au nombre d'habitants, c'est 4285 clous qu'il faudrait !

 

Lien vers l'article sur les clous de bronze à Tours.

 

Il n'est pas rare qu'un millésime doive être dégusté 15 ou 20 ans après sa production. Le marcheur vers Compostelle est-il comme le bon vin ? Il lui faut un certain temps pour bonifier,

au fur et à mesure qu'il avance...

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 09:51

Récit          Laguna de Castilla   -  Cebreiro  -   Triacastela

                   23 km

 

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Franchir le Cebreiro Photo J F F

 

Bienvenue ! La Galice, c'est la Bretagne de l'Espagne. Que tu sois Breton ou Galicien, ne te fâche pas, mais avoue que quand il n'y pleut plus, c'est qu'il n'y pleut pas encore ! Tout est vert comme en Irlande (rien contre les Irlandais non plus) et ce n'est pas le seul point commun. On y joue une sorte de biniou, par exemple. Pour le mauvais temps, les jours suivants prouveront le contraire...

 

Il faut d'abord franchir une montagne, le Cebreiro. Et aujourd'hui, le Cebreiro est noyé par le brouillard. Un brouillard comme en Ecosse - et de quatre - tellement humide et épais que je manque le village de pallozas, des masures au toit de paille de seigle. Par chance je tombe sur l'église.

 

Hier j'étais émerveillé par les étoiles de la nuit. Dans l'église je vois des étoiles à nouveau, au sol cette fois-ci. Elles s'allument et s'éteignent au fur et à mesure que j'avance. C'est à se demander si je suis vraiment réveillé. Le granite grossier a des facettes de mica qui scintillent en réfléchissant la lumière. 

 

Dans cette église, on raconte qu'à la fin du XIIIème siècle eut lieu un miracle  bizarre. Le pain et le vin servant à la messe se sont transformés en chair et en sang. Bien fait pour le moine qui manquait de conviction et méprisait un fidèle berger venant de très loin pour assister à l'office ! Quelques phénomènes étranges suivirent...passons.

 

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Fleurs de Galice Photo J F F

 

Pour changer un peu des mûres dont je me suis gavé ces derniers temps, je trouve des myrtilles et des fraises des bois dans la descente. De temps à autre, des digitales me saluent au passage...

 

-         Et merci pour la papote !

 

Je m'étais arrêté trois secondes pour échanger quelques mots avec une gentille dame un peu essoufflée, assise au bord du chemin. Venant de Tournai en Belgique elle fait partie de ces pèlerins organisés à petit sac. Sa fille la dépose en auto le matin là où elle s'est arrêtée la veille, et vient la chercher le soir là où elle se trouve. Nuits dans les campings des environs. Chacun fait selon ses possibilités. J'ai appris qu'il n'y a pas de vrais pèlerins, ni de faux (enfin, presque pas).

 

A Fonfria, presque en bas de la montagne, où la pluie a cessé, je fais la connaissance de Frédéric, de Chicoutimi, parti de Bordeaux. Comme il a plus de 700 km dans les jambes, il est beaucoup plus naturel que ses compatriotes à la mise impeccable de premier jour que j'ai croisés dans les Pyrénées. D'un mot à l'autre, d'une phrase à la suivante, nous engageons une conversation qui va durer tout le reste de la journée. Et de la conversation, il en a. Si j'ai bien compris, il a fait des études scientifiques mâtinées de littérature et de psychologie, il a une personnalité hors pair, une très bonne culture et une intelligence vive. Dans ces conditions, j'oublie vite mon souhait de rester solitaire, on verra bien demain.

 

Les livres, les pays, les plantes, l'histoire, les idées, la vie qu'on mène, nous n'arrêtons pas de jaser... Habilement Frédéric me fait comprendre qu'il a bien saisi la nature de son interlocuteur et balance sans avertir que je suis perfectionniste et rêveur à la fois comme si c'était possible. C'est possible ? Oui, c'est possible. 

 

Nous ralentissons un peu au niveau de l'énorme châtaignier noueux de 800 ans... déjà un très bel arbre au temps des cathédrales. Depuis, il a dû en voir passer des pèlerins, et de toutes sortes ! A côté, un vieillard du même âge vend des bourdons qu'il taille et cisèle inlassablement ...

 

A Triacastela, dîner à trois en compagnie de Constantin, un des potes de Frédéric. Ce Hongrois, deux années de moins, est arrivé aux frontières de l'Espagne à bord d'un des camions de son père...

 

-         Tu te rappelle la cuite que nous avons prise, à Leon ?

-         Ah oui, répond Frédéric, on a passé une sacrée nuit !

 

C'était le soir de mon étrange mésaventure dans la même ville. Les buveurs ne sont pas toujours ponctuels : revenus trop tard au refuge des Bénédictines, ils trouvèrent porte close !  Constantin a dû dormir par terre dans la nuit froide. Frédéric a eu plus de chance : les portières d'une voiture garée trois rues plus loin n'étaient pas verrouillées...

 

Les choses n'ont guère changé depuis l'époque où le picard Guillaume Manier fit un pèlerinage plein de belles découvertes et de péripéties... profanes.

 

Marie-Claude, qui a déjà marché avec moi dans les Landes, m'appelle au téléphone. Elle confirme son arrivée prochaine, en compagnie de Chantal. Nous parcourrons ensemble les 80 derniers kilomètres.

 

Triacastela en ce mois d'août est tellement envahie de pèlerins que la ville a ouvert son gymnase. Il y a bien cent, deux cents personnes, des pèlerins seuls, ou à deux ou trois, de tous âges et un grand nombre de moins de 20 ans, en groupes. Douches sportives et froides. Chacun s'installe où il veut dans une cacophonie bon enfant.

 

TRIACASTEL-1-GYMNASE-BIS.jpg

Vue des tribunes Photo J F F

 

En Espagne, les soirées durent longtemps. Premier essai d'extinction des néons, mais tout le monde n'est pas prêt. Les bavardages diminuent. Certains se sont endormis.

 

Quand la lumière s'éteint définitivement, c'est l'hilarité générale : les respirations bruyantes de quelques dormeurs épuisés enflent, s'élèvent de toute leur puissance sous les voûtes du gymnase, et redescendent sur la foule de deux cents personnes qui veulent trouver le sommeil,

 

   en un énorme concert de ronflements  !

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 18:49

Tiziana Giovanna Emilia Coletti vit à Saintes...

 

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Photo TGE Coletti


Saintes, une ville du Brabant, en Belgique. Comme l'indique partiellement son nom, elle est originaire de Venise... Elle raconte son ressenti plusieurs mois après son retour de Santiago :

 

" Ultreia" c'était avant, " e sus eia" c'est maintenant...

 

"Je me suis rendue compte, en parlant avec certains pèlerins que nous vivons plus ou moins la même chose au même moment.... 2 mois plus tard, nous sommes revenus à nos vies "civiles", accomplissons nos actes quotidiens avec zèle, retrouvons nos familles, nos situations... mais il manque quelque chose, nous ne sommes plus jamais les mêmes, la nostalgie du Chemin nous gagne... parfois très cruellement.

 

Certains se souviennent de ce moment où intérieurement nous quittons, parfois en larmes, Compostelle pour regagner nos vies, ou encore, se disent en arrivant dans la cohue d'une ville familière "Oh non, ce n'est pas vrai, ça va recommencer, je commence déjà à étouffer"... ou encore, certaines personnes qui nous demandent " Alors, le Chemin, ça a été ??" Comme on reviendrait de vulgaires vacances au bord de la mer... et qui n'écoutent même pas notre réponse ou montrent des signes de lassitude à peine on commence notre récit.

 

Et c'est là que le pèlerin se sent seul au monde, il a bien compris qu'aux yeux de la société ( qui croit savoir communiquer mais qui en réalité se voile la face), il doit se taire.

 

Comme ce nouvel aspect du Chemin est terrible....

 

C'est alors que certains, comme moi, se replongent dans des "fragments" de cette formidable expérience, à travers la réalisation de blogs, d'albums photos ou encore de récits de voyages... nous recherchons d'urgence certains amis pèlerins pour discuter, partager, échanger au delà de la distance cette passion qui nous unit, qui nous nourrit.

 

Si nous ne pouvons exprimer par des paroles faute d'écoute, alors, il nous faut prouver par nos actes les valeurs du Chemin, car le Chemin, ce n'est pas qu'à Compostelle, c'est maintenant, montrer nos apprentissages, montrer qu'il s'est passé en nous quelque chose de profond, être ambassadeurs du Chemin chaque jour...

 

"Ultreia", apprendre physiquement et spirituellement sur une longue distance, "e sus eia", montrer ce que l'on a appris, mettre en pratique de manière à ce que chacun de nos apprentissages devienne un acte de témoignage pour ceux qui ne connaissent pas le Chemin, pour ceux qui (se) cherchent, pour ceux qui en ont besoin... pour que ceux qui sont dans l'obscurité perçoivent un p'tit rayon du soleil de Compostelle à travers nous... et, qui sait, que sans le savoir, nous suscitions dans le cœur de certains la passion de Compostelle, qu'ainsi nous passions le relais à ces nouveaux élèves du Chemin, pour qu'ils y trouvent une nouvelle raison de vivre et pour qu'à leur tour, ils offrent cette superbe lumière séculaire à d'autres élèves du Chemin... Que l' "ultreia" de chacun devienne "e sus eia" pour tous...

 

oui, QUE VIVA SANTIAGO !!!!!!"



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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:03
CLOU-PHOTO-de-Francoise-Dulac.jpg                   
Forte de son histoire et des ses monuments, Tours est une étape importante sur le Chemin de Paris à Santiago, la "via turonensis"... C'est que depuis longtemps marcheurs et pèlerins y traversent la Loire. Vers le tombeau de Saint Martin, d'abord, puis, un peu plus tard et beaucoup plus loin, celui de Saint Jacques...

 

L'agglomération compte 460 000 habitants, dont 23 000 étudiants. Concerts, théâtre, spectacles, festivals et châteaux renaissance alentour, on ne s'ennuie pas en Touraine ! 

 

Pour autant on sait y être accueillant : l'association jacquaire locale, les Amis de St Jacques en Région Centre ont lancé l'idée de disposer dans les rues de Tours des clous en bronze à l'intention des jacquets qui traversent la ville. Bénéficiant entre autres des subventions du Conseil Général, ils ont pu faire poser 50 clous en bronze.

 

2-TOURS-PL-CATHEDRALE-IMG-TER_5120.jpg

Au pied de la cathédrale de Tours Photo J F F

 

Le motif stylisé est le symbole européen

des Chemins de Saint Jacques.

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