4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 23:31

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Dessin de Artus pour Crédit Coopératif

 

Il n'y a pas de hiérarchie entre les pèlerins sur le Chemin de Compostelle, et c'est pour cela que nous l'aimons. Se prénommer et dire d'où l'on vient suffit. Les visages burinés, les corps fatigués, les pieds douloureux et le partage d'expériences font le reste pour fraterniser.

 

Aussi tu pourrais bien te trouver en présence de pèlerins très modestes ou d'autres, très fortunés. Et marcher côte à côte avec quelqu'un de célèbre, au plan national ou à l'échelle internationale.

 

On peut s'amuser à faire une liste, dans le désordre, des notoriétés qui se "laissent faire" ou se sont "laissées faire" par le chemin de Compostelle :

 

Ceux dont on est sûr :

Patrick Poivre d'Arvor, journaliste, Godescalc, évêque, Elisabeth de Valois, princesse, Aymeri Picaud, auteur de guide, Shirley Mac Laine, comédienne et écrivaine, Louis VII, roi, Birgitta Tetersson, surnommée Brigitte de Suède, sainte, Paolo Coelho, écrivain, Don Carlos, infant de Navarre, Yves Duteil, chanteur, Guillaume X, duc d'Aquitaine, Jean Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre.

 

Ceux dont on est moins sûr :

Giovanni di Pietro Bernardone surnommé Francesco d'Assisi, saint fondateur de congrégation et de monastères, Nicolas Flamel, alchimiste et éditeur.

 

Celui dont on n'est pas sûr du tout – on est plutôt sûr du contraire :

Charlemagne, empereur.

 

Et à l'avenir ?

Stéphane Rousseau. L'humoriste canadien s'est engagé à partir en août 2011 sur le chemin de Compostelle au profit de la recherche sur le cancer.

 

Ton nom ? Plus tard...

 

Laisse un commentaire avec les noms

de ceux qui auraient été oubliés.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:01

croisee-des-chemins.jpg

 

Jean Luc Huguet, membre actif de l'association jacquaire de Touraine et hébergeur, vient de créer un groupe Facebook "Chemin Compostelle Touraine". Voici un bon conseil de sa part :

 

"Quand vous quittez Tours en longeant le bord du Cher, après le passage de deux ponts routiers vous arrivez sur la commune de St Avertin. Après une centaine de mètres et après avoir vu un bras de rivière à votre droite, vous quittez le Cher pour aller vers St Avertin et, juste avant le pont, vous avez deux options :

-         passer le pont et retrouver des commerces. Ce chemin est balisé avec le signe jaune de l'Europe du chemin (comme un soleil couchant à plusieurs branches) par les Amis de St Jacques de Tours.

-         prendre à gauche avant le pont par le GR 655 (balisage rouge et blanc d'un GR)."


La différence ?

Si tu prends le chemin balisé GR le trajet est plus long d'un kilomètre. Autrement dit à peine 15 à 20 mn de plus (ndlr).  Il est plus bucolique. Au sortir de la jolie forêt de Larçay, tu passeras au hameau du Chêne Pendu qui a peu de rapport avec l'histoire du Pendu dépendu.... Ta besace doit être pleine : tu ne verras pas de commerce avant Veigné.


"Une indication : vous êtes avant le pont cent mètres plus loin, il y a l'Office de Tourisme de St Avertin (tampon pèlerin avec coquille pour crédenciale et carte de St Avertin disponible).

Les deux balisages se retrouvent avant Veigné

au lieu-dit La Forêt." 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 07:25

Il ne te viendrait pas l'idée de prononcer Mechelen pour Malines, Kerkyra pour Corfou ou London pour Londres. Pourtant, quand il s'agit du but de notre chemin, tu entends souvent Santiago.

 

Santiago c'est un nom enchanteur, encore plus que Saint Jacques de Compostelle qui pourtant étincelle et brille dans la nuit. Sonorités exotiques et rêveries, Santiago, c'est comme Valparaiso, comme Acapulco, comme Nairobi. Une chanson en un mot, un poème d'aventure, une promesse de trésor, et en exagérant un peu, la porte ouverte au bonheur terrestre ou céleste.

 

Nous voilà devant le poème de Bernard Dimey chanté par Henri Salvador : Syracuse, Kairouan, Babylone, Vérone, Fuji-Yama...

 

SYRACUSE
 
J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du Grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji Yama

Voir le pays du matin calme
Aller pêcher le cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent

Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris 

 

 

 

 


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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 22:12
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Quel est ce chemin fantastique

dont tous reviennent transformés ?

 

 

P1070438.jpg

Photos Pierre Mathe

 

Vous découvrirez les réponses à cette question en assistant à "En marche... vers Saint-Jacques !" Cette Conférence se tiendra le 28 janvier 2011 à partir de 20 h à l'auditorium Maurice Ravel du Perreux-sur-Marne (Val de Marne) RER Nogent-Le Perreux.

 

Peut-être vous êtes-vous déjà intéressé au Chemin de Compostelle en curieux, en pèlerin, en amoureux de la randonnée, en passionné du patrimoine culturel ou à la recherche de sens ? Lors de cette conférence, vous entendrez des témoignages et assisterez à des projections. Les échanges avec les conférenciers vous permettront de partager leurs expériences, de mieux savoir comment partir. La raison du départ, vous la connaîtrez aussitôt, ou en chemin, ou au retour...

 

Organisée par l'Association « Enjeu Initiative Insertion »  www.e2i-asso.org  cette soirée s'inscrit dans le cadre de son cycle de Conférences.

 

La route vers Saint Jacques de Compostelle a joué un rôle essentiel dans le développement économique, religieux et culturel de l’Europe au cours des siècles. Aujourd'hui elle peut jouer un rôle solidaire, mais vous en saurez plus si vous cliquez sur le lien.

 

Accès auto : A4 ou A3, puis A86

Besoin d'un plan des transports parisiens ?

Plan des lignes :

ico_lignes.gif

 

 

 

 

Si vous pensez que cette conférence peut intéresser votre entourage, n’hésitez pas, transmettez le message.

 

Pour se renseigner et/ou s'inscrire :

 

 www.e2i-asso.org

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 16:39

Récit  Astorga – Rabanal del Camino  -  El Acebo

            38 km

 

Ce que je dois déposer à la Cruz de Ferro c'est le caillou lisse gris, bleu et blanc, chargé d'inscriptions, que je garde au fond de mon sac. Mais nous n'y sommes pas encore.

 

Le repos pris hier me donne des ailes. Dans la longue montée vers le sommet qui sépare Astorga de la vallée du Bierzo je rattrape des pèlerins. Avant Rabanal del Camino l'un d'entre eux, un Espagnol, m'offre en passant la phrase de sagesse du jour, à propos de son séjour en France :

 

- Il y a toujours des cons partout, mais si on est sociable on finit par trouver des gens bien.

 

RABANAL-DEL-CAMINO-1-----BIS.jpg

Regarder passer le pèlerin Photo J F F

 

La Croix de Fer, à la pointe de son pieu de 5 mètres, est à un col où la montagne fait le dos rond. Un distrait passerait à côté d'elle sans la voir s'il elle n'était pas plantée dans un tumulus de pierres de toutes tailles avec des sentiers qui serpentent pour monter vers le poteau de bois.

 

Ce n'est pas d'aujourd'hui que les marcheurs empilent des cairns au bord de leurs chemins. Ici la tradition veut que le pèlerin dépose un caillou qu'il a emporté de chez lui. De quoi la pierre est-elle chargée ? Du mal qui l'a fait partir ? Du vœu secret qu'il va confier plus tard à St Jacques ? Les guides ont des versions diverses. Ceux qui ont oublié leur pierre, ou qui ont appris cette tradition en chemin déposent un objet, un foulard, des chaussures...

 

Mon caillou vient d'un peu de terre à côté de ma maison. Je l'ai nettoyé et je l'ai partagé avec chaque membre de ma famille. A chacun j'ai proposé d'inscrire des mots ou une phrase. On a de grandes peines et de grands désirs quand on a 16 ou 20 ans ! Mon épouse a ajouté son inscription et moi la mienne. C'est beaucoup plus que cinq cents grammes de minéral bleui par l'encre que je dépose.

 

 

 
Adieu caillou Photos J F F

 

-         A picture ? Sure !

 

Deux cyclistes acceptent de me prendre en photo. Ils s'en vont. Plus personne alentour. Prenant tout mon temps, ma tâche accomplie, je crois bien que je suis resté là des heures. A écouter le silence, à examiner l'endroit, à attendre, au cas où il se passerait quelque chose.

 

CX-DE-F-15--GRAFFITI-CHAPELLE-BIS.jpg

Langues croisées Photo J F F

 

Les graffitis couvrent les murs de la chapelle voisine, les sapins sombres côté nord de cette clairière cachent les oiseaux, la route goudronnée paraît vide, inutile, comme peuvent l'être les routes forestières, désertes pendant toutes les heures du jour.

 

Déposer un caillou au pied d'une croix. Jamais fait auparavant. Je pensais prier avec les pieds.

Prier avec la main ?

 

En redescendant des Monts de Leon, en pente douce d'abord, puis plus raide ensuite, comme nourri par la solitude et le silence, les pensées se succèdent.

 

Tout naturellement me vient à l'esprit une phrase que je n'ai jamais écrite : "Ce que vous faites à votre prochain, c'est à moi que vous le faites". Ou en substance. Si mon prochain, c'est moi, qui est moi ? S'agit-il de lui, de moi ou d'un autre ? La bienfaisance touche beaucoup plus que celui à qui elle s'adresse.

 

Faire le bien, c'est apporter un plus à l'ensemble de l'univers, à l'instar de l'effet papillon, qui, d'un battement d'aile arrive à changer la planète. Celui qui aura été rendu heureux par un geste de générosité donnera à son tour du temps, de l'attention ou quelque chose à son voisin, qui fera plaisir à sa fiancée, laquelle à son tour aidera son petit frère, et ainsi de suite... L'humanité est une chaîne qui doit devenir solidaire.

 

A Monjarin, le chemin longe des dizaines de maisons sinistres dont il ne reste que le bas des murs. L'entrée du refuge ne me dit rien qui vaille. Tout y a l'air de bric et de broc. Et j'aimerais bien prendre une douche ce soir.

 

Faire le bien, reprends-je, (on ne va pas s'occuper du mal) c'est aussi se faire du bien à soi. Une sensation très agréable, un mélange d'estime de soi, de sérénité, une sensation comme un déploiement, comme un corps qui se lève, une poitrine qui respire plus profondément, une feuille du printemps qui s'ouvre. Sans prétention, mais en appréciant la moindre raison de profiter de cet instant. Alors "moi", c'est moi  ?

 

Et si c'était une référence à la part divine de l'homme ? L'auteur de la phrase avait raison : quand tu fais du bien à quelqu'un tu le fais à la part divine qui est en lui et en même temps tu le fais à la part divine qui est en toi.

 

-         Tu délires ! de quel droit parles-tu de ta part divine ?

-         Parce qu'elle existe ! Réfléchis ! Rien que le fait de penser, ce n'est pas la vache qui broute là, à droite, qui va jouer avec des idées abstraites comme nous le faisons, toi et moi. Penser, c'est extraordinaire !

-         Mais enfin, de là à parler de part divine... C'est la part humaine, tout simplement !

-         Et les génies, tu y as réfléchi ? Les Vinci, les Mozart, les Hugo ? Comment expliques-tu leur talent, leur créativité, leur inventivité, s'il n'ont pas un peu de divin en eux ? Ils ont une part divine immense ! Un Picasso qui, d'un trait, entre dans le cubisme et lui donne en même temps ses lettres de noblesse... Oui, la création artist...

-         Arrête ! tu n'es ni Léonard, ni Wolfgang, ni Victor, ni Pablo.

-         Je sais... Et pourtant, si le monde est un tout, chacun d'entre nous est une partie du tout. La voilà l'explication que je cherchais ! Atomes minuscules de l'univers, nous lui appartenons à part entière. En apportant du bien à tout, tu fais du bien à chacun et à toi aussi...

 

Pas besoin de regarder autour de moi. Je sais que je suis seul. Et que je suis arrivé à El Acebo, un des plus jolis villages de montagne du Camino, où l'on sait préparer la truite comme je l'aime.

 

A la poêle, avec pas mal de matière grasse.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 14:09

"Aimez-vous Brême ?"

 

212px-RolandBremen01.jpg

Statue de Roland  1404

        

Pour aimer il faut connaître.

 

L'histoire de la ville commence lorsqu'au VIIIe siècle les troupes de Charlemagne avancent jusqu'à la Weser afin de christianiser les tribus qui y étaient installées.

 

Voilà pourquoi plus tard les Brêmois, souhaitant symboliser leur lutte contre leur Prince-évêque, choisissent Roland comme protecteur de la ville. Il est représenté portant Durandal, l'épée de justice, un bouclier orné d'un aigle impérial en bandoulière, et une ceinture taille basse. Il s'agit de ce même Roland, héros, ou plutôt victime, à Roncevaux, des escarmouches basques.

 

L'Europe est toute petite : on retrouvera Roland devant la Maison des Têtes Noires en plein coeur de Riga, la capitale de la Lettonie, autrefois appelée Livonie.

 

Il est vrai que celle-ci pendant longtemps n'a été peuplée que de germano-baltes plutôt germanos que baltes... suite aux conquêtes des chevaliers porte-glaives. Ce peuplement ressemblait à des croisades du nord où le flux de marchandises convoitées, ambre et fourrures, n'était pas absent.

 

" Albert de Buxhoeveden, issu de la noblesse germanique et destiné à une carrière religieuse, est nommé évêque de Livonie par son oncle Hartwig II d’Utlede, archevêque de Brême, en 1198. Son prédécesseur Meinhard de Holstein (lui-même avait été chanoine dans l'évêché de Brême) ne s’était occupé que d’évangélisation, Albert se préoccupe en plus des aspects économiques de la future colonie. Avant de partir en expédition, il obtient du pape Innocent III une bulle confiant la croisade aux princes germaniques et plaçant les biens des croisés en Livonie sous le même régime que ceux de Palestine." (Wikipedia)

 

Brême et Riga, une histoire commune...

 

Roland, Têtes Noires, bulle papale, arrives-tu à suivre ? Il faudra aussi évoquer un jour l'église St Jacques qui se trouve à Riga...

 

PHOTO-JACOBUS-MAJOR.JPG

A Brême Renovirt 1906        Photo C J

 

Nos amis de Brême nous écrivent : " Voici une photo d'une statue de St Jacques le Majeur. Nous l'avons prise dans le vieux Brême, dans le quartier de Schnoor, habité par les pêcheurs dans le temps".

 

De là à penser que nombreux furent les pèlerins qui débarquèrent à Brême, passèrent au pied de cette statue avant d'entreprendre le long Chemin... la tentation est grande.

 

De fait, aujourd'hui, à partir de Brême, le Chemin est tracé jusqu'à Compostelle.

 

Du nord de l'Allemagne, on arrive aux confins de la Belgique du côté d'Aix la Chapelle (Aachen). Tu peux voir une carte des chemins de cette région en suivant ce lien.

Ensuite c'est St Quentin, Compiègne, Saint Denis ,

 

puis Paris et Tours,  via Orléans ou Chartres...

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 20:01

ILLUSTRATION 324 BIS

Illustration Peter the Cop

 

Tu le verras, marcher sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle est promis à un grand avenir, parce que le chemin permet de faire de vraies rencontres.

 

La communication se fait aujourd'hui dans tous les sens et à toute vitesse. Par internet, il est facile de faire de nouvelles connaissances : Sites de rencontres que l'on ne nommera pas, réseaux sociaux Facebook, Linkedln, Viadeo...

 

Mais l'homme et la femme sont dotés d'un corps. Toute considération sexuelle mise à part (mais est-ce bien raisonnable ?), les cinq sens ont besoin de s'exercer : chercher du regard la beauté de l'autre, entendre le timbre de sa voix, sentir son parfum, partager un repas, tenir la main serrée, embrasser, taper dans le dos. A tout cela s'ajoute un sixième sens, celui du coeur et de l'esprit : la compagnie, l'écoute, la compréhension, l'intelligence, la compassion, la bienveillance, l'estime.

 

Et puis il y a l'expérience partagée. L'amitié, l'entraide, la patience, l'effort. Les joies et les peines éprouvées ensemble, en même temps, comme un ciment. Deux pèlerins n'ont pas besoin de se parler longtemps pour se comprendre.

 

C'est ce qu'offre le Chemin de Compostelle et qu'internet ne te donnera jamais. Le côtoiement, l'échange, le partage des idées, des convictions et des sentiments.

La rencontre vraie.

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 21:53
CLOU-PHOTO-de-Francoise-Dulac.jpg                   

 

 

Le village d'Otrott est une charmante localité au pied du Mont Ste Odile, haut-lieu spirituel de l'Alsace. C'est dire si les pèlerins et les pèlerinages, ils connaissent...

 

 

 

450px-Ottrott_Fontaine-source-wikipedia.JPG

La fontaine d'Otrott source wikipedia

 

Châteaux, chapelle romane, vignoble produisant un vin rouge de qualité depuis... 1109 ! On est sûr de la date, ce sont des moines bourguignons, experts en la matière, qui ont apporté le cépage.

 

OttotP1010095---Copie-BIS-.jpg

Photo Isabelle Duchene (blog dans les liens)

 

Tu peux parcourir aussi le Chemin de Compostelle, en suivant les clous que l'association jacquaire locale, Les amis de saint Jacques en Alsace, a fait poser. C'est la même association qui a fait faire toutes les études préliminaires au moulage de ces clous. Cette association fait partie de la Fédération Française des chemins de Saint Jacques de Compostelle.

 

Lien vers l'article sur les clous de bronze à Tours.

 

Lien vers l'article sur les clous de bronze à Margaux.

 

800px-Ottrott_Chemin_de_Compostelle-source-wikiped-copie-1.JPG

Les clous en bronze d'Otrott Source : page Otrott Wikipedia

 

Ceux qui aiment les secrets bien gardés trouveront dans les hauteurs la plus longue enceinte de pierres d’Europe du Nord. Le mur Païen s’étend sur plus de 10 km au sommet du Mont Sainte Odile. Malgré de nombreuses recherches archéologiques, il conserve encore aujourd’hui tout son mystère. Les noms de lieux en rajoutent : Rochers des Géants, Plateau des Fées... comme un prélude à l'ambiance près des lanternes des morts, dans le Limousin

 

ou autour des menhirs de Galice...

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 22:23

Tu aurais dû te joindre à nous dimanche 12 décembre 2010. Il y avait un monde incroyable : après comptage et recomptage, plus de 330 marcheurs était présents et avançaient d'un bon pas le long du parcours déjà délimité par la FFRandonnée.

 

Le Parisien s'en est fait l'écho dès le lendemain. Message bien compris :

"Ils veulent 300 clous en bronze sur le Chemin de Compostelle"

 

Ajoutons que nous souhaitons également  2... ou plutôt  3 panneaux ! 

 

Bonne lecture !

 

Article-du-Parisien-du-13.12.10-003-en-noir-et-blanc.JPG

 

La photo de M Le Mitouard du Parisien reflète l'ambiance fraternelle qu'on retrouve toujours sur le chemin...

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 21:21

Récit       El Acebo – Ponferrada - Cacabelos

                32 km

 

 EL-ACEBO-3-BIS.jpg

 Le Houx  Photo J F F


Pas trop envie de quitter El Acebo. Le village a un petit quelque chose des hameaux montagnards connus dans l'enfance et on s'y sent bien. Le dortoir est déjà déserté par les autres quand je referme la porte.

 

La rue descend en pente douce, le chemin qui suit descend aussi. Il suffit de se laisser rouler, sachant que je dois traverser un grande partie du Bierzo aujourd'hui.

 

Quitter les bruyères, s'entourer d'une végétation plus sèche, sentir les odeurs semblables à la myrte, et le parfum du lavandin. Il n'y a que 700 m à dévaler, mais tout change. La terre est presque pelée, les rochers affleurent par endroits, et en dégringolant de pierre en pierre, à un moment, j'entends les cloches d'un troupeau invisible, qui paît plus haut.

 

La pensée navigue un peu dans tous les sens : les amis de Nouvelle Calédonie et la philosophie de leurs lectures, Rousseau et ses rêveries, la nature et sa beauté divine, et bien d'autres choses encore. 

 

A un moment le regard embrasse toute cette vallée du Bierzo, active, lumineuse, centrée sur Ponferrada. Au-delà sont les dernières montagnes avant Santiago mais je ne sais pas localiser le passage des jours à venir, le Cebreiro. J'aimerais pouvoir dire "C'est là que je vais passer", repérer le col qui m'ouvrira la porte de la Galice. Le chemin va m'y mener.

 

A Molinaseca, je téléphone à la maison. Sensation désagréable de l'éloignement...

 

ENTRE-MOLINASECA-ET-PONFERRADA-BIS.jpg

Clin d'oeil    Photo J F F


Traversée du joli village de Campo, puis de Ponferrada.  Les souvenirs des Templiers sont réels cette fois-ci, avec le château aux murs de 162 m de long. En face, la Vierge est apparue à l'un des moines-soldats, au sommet d'un chêne, la Virgen de la Encina.

 

BIERZO-CAMPONARAYA-BIS.jpg

Pris dans le Bierzo  Photo J F F 

 

Le fond de la vallée est un pays neuf, un peu l'inverse de la meseta, au physique comme dans l'esprit. Humidité naturelle, richesse et variété des cultures, fort peuplement, maisons proprettes, et montagnes tout autour.

 

Dans la petite côte au milieu des vignes, après Camponaraya, il fait une belle chaleur, je me rafraîchis les pieds dans le courant rapide d'un petit canal d'irrigation. Passent quelques pèlerins qui s'amusent de me voir patauger. C'est le moment que choisit un grand gars, entrevu déjà 3 jours plus tôt, pour faire comme moi.

 

-         Comment t'appelles-tu ?

-         Woïté !

 

Un prénom qui ne me dit rien au départ. En réalité mon interlocuteur s'appelle Wojcek. Il est tchèque.

 

Sur le chemin, on a deux possibilités:

-         soit on choisit de marcher seul pour plein de bonnes raisons,

-         soit on se rend attentif aux rencontres que l'on peut faire, et les bonnes raisons ne manquent pas non plus.

J'avais décidé cette année d'être seul le plus possible. Méditer, contempler la nature, écouter, écouter le silence qui parle.

 

Le bain de pieds terminé, c'est ensemble que nous reprenons la route. Bah, ! il sera bien temps plus tard de m'isoler à nouveau ! Conversation, présentations. Wojcek ne parle pas fort, semble avoir une grande énergie interne, il a un regard bleu dur caché par des lunettes aux montures trop épaisses. Il est parti de St Jean Pied de Port. Sa motivation religieuse est très forte, à chaque église ou chapelle, il a l'air imprégné d'une grande dévotion. Je suis content de parler de mes convictions comme de mes doutes sans qu'il cherche à me contrarier ou à me convertir.

 

Je lui raconte ma mésaventure de Leon et de l'air idiot que j'avais, les quatre fers en l'air après ma bénédiction ratée. Il me dit :

-         Combien de kilomètres dis-tu avoir fait ce jour-là ?

-         Trente-trois, pourquoi ?

-         A mon avis, c'est plus, ça doit faire quarante, quarante-trois kilomètres...

 

C'était donc ça ! Grosse chaleur + fatigue du deuxième jour + trop de kilomètres. On peut se passer de beaucoup de choses en chemin, mais pas de se rappeler les simples règles de calcul...

 

A Cacabelos, le refuge est aménagé autour de l'étrange Sanctuaire de la Cinquième Angoisse. Le refuge est plein. Il n'y a plus qu'à dormir dehors. Ca ne sera pas la première fois.

 

Un autre pragois me prête son matelas en caoutchouc, nous assistons à une messe. Eh oui, c'est la leçon que j'ai retenue de Sahagun, quand j'y étais arrivé l'an dernier... j'ai compris qu'essayer de prier ensemble c'est mieux que tout seul. Après la cérémonie, discussion à bâtons rompus en pique-niquant au pied du pont, au bord de la rivière, avant la nuit.

 

Pour dormir, nous choisissons le parc public, près du refuge. Installation du bivouac dans une demi obscurité : heureusement il y a l'éclairage public. Personne ne s'inquiète de voir deux types couchés sur la pelouse du jardin municipal. Les pèlerins ont un statut privilégié.

 

Pour une fois, j'ai de la peine à fermer l'œil : est-ce le bruit des voitures ? est-ce la Sixième Angoisse, que je ne connais pas plus que la Cinquième ?

 

Il faut pourtant se reposer, vu ce qui m'attend

demain matin...

 

 

 

 

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