20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 15:43

Un éclairage sur le chemin

 

 

Hispanophones, à vos oreilles !

 

Gabriel Diaz est un artiste vidéaste. Il se sert de l'image pour exprimer la linéarité du Chemin de Compostelle. Il est parti, tel un pèlerin, sur six tronçons des itinéraires jacquaires. Trois années de travail intense. Il a pris une photo tous les 11 pas. Pourquoi 11 pas ? Et pourquoi pas ?

 

De ces milliers de photos qu'il a assemblées, il a fait des vidéos troublantes. Un léger effet saccadé qui n'est pas sans rappeler les secousses de tes pas quand tu chemines.

 

Les images sont à la fois oniriques et criantes de vérité. Pourtant, on n'est pas face à un reportage, il s'agit d'une création, d'une oeuvre, d'une vision artistique.

 

Futur pèlerin, n'aies pas peur. A cette réalité de Compostelle, il faut en ajouter d'autres : le chant du vent et des oiseaux, les saluts des riverains, les couchers de soleil, les levers du jour, le bonheur d'avancer, les rencontres, la compagnie, le partage, l'hospitalité, les hasards, les évènements grands et petits

 

qui t'attendent sur le chemin.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 08:50
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La chance de vivre un Camino complet

                           

 

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Une confiance retrouvée       Photo Hubert Bancaud

 

 

 

Quatre jours après son départ à contre-courant, sur le chemin Sanabrès (vers la via de la Plata), en direction de Madrid, Hubert a la sensation d'avoir les pieds sur le bitume et la tête dans les nuages :


"Les pieds sur le bitume:
A contre-sens il est quasiment impossible de se repérer. A chaque croisement un minimum de deux possibilités de directions se présentent. J'ai donc vite abandonné l'idée de suivre le Camino, et j'ai pris... la route, la Nationale 525. C'est pourquoi je me retrouve, des heures et des heures durant, à suivre le côté gauche de la ligne blanche séparant la chaussée de la zone "piétonne". J'ai la chance d'avoir la tête dans les nuages depuis mon départ de Santiago, ce qui me permet de faire abstraction des véhicules qui, parfois, me frôlent de quelques centimètres à peine.


La tête dans les nuages :
Depuis Santiago, j'ai l'impression de voyager davantage dans mon esprit que sur la route. C'est pourquoi la nature du terrain m'importe peu désormais. Je n'entends même plus les voitures, je suis dans ma bulle intérieure. C'est bien agréable de pouvoir s'échapper de cette route et de faire travailler son imagination, ses souvenirs, ses rêves, ses projets d'avenir...

 

Un ancien pèlerin me disait, il y a peu, que sur le chemin vers Saint Jacques c'est comme si on se vidait, comme si on faisait le grand nettoyage. Après, si on a la chance de pouvoir faire un bout de chemin, d'aller à Fisterra, ou de retourner chez soi par un autre chemin, on est dans une phase de reconstruction. Sans le faire exprès, c'est ce qui s'impose à moi

 

depuis que je marche vers Madrid."

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 11:53
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Distance et Emotion

 

 

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Photo André Weill

 

Au Perreux près de Paris, le 24 juin 2011, s'est tenue une deuxième conférence, dans le dialogue et l'étonnement. Voir l'annonce.

 

André Weill est un pèlerin du chemin de Compostelle ("un bon entraînement" paraît-il). Par la suite, il a parcouru entre autres 3365 kilomètres entre Auschwitz, en Pologne, et Jérusalem, qu'il surnomme "chaudron de l'espérance". Plus qu'une aventure personnelle et familiale, un témoignage vrai. Cinq mois de marche ont donné naissance à un livre et à des images d'immensité et d'humanité.

 

La personnalité d'André Weill domine l'expérience unique de la marche au long cours. L'écrivain, "chercheur de chemins", a réussi à allier hauteur de vue et simplicité dans les échanges qui ont suivi la projection.

 

Publications au Mercure Dauphinois : "T'es toi quand tu marches", "Nous sommes faits pour marcher" et "Le marchant de bonheur".

 

L'association organisatrice "Enjeu Initiative Insertion" porte son projet à l'intention des personnes en rupture de travail, de famille, de société... Objectif : reprendre confiance grâce à la formation, à la réalisation de travaux, à la marche, aux mains tendues... Nul doute que le Camino y ait toute sa place.

 

Prochaine conférence en prévision :

 

l'art roman.

 

Blog d'andré Weill : http://andreweill.fr/

 


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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:16
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Sur les chemins du nord de l'Espagne

                           

 

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Lever du jour sur le Camino Primitivo       Photo Hubert Bancaud

 

Pour le Camino del Norte, c'est le début qui est le plus beau.

En Pays Basque, le paysage est magnifique et le chemin bien balisé. En revanche je n'ai pas apprécié la suite, de Santander à Oviedo, où il y a pas mal de parcours sur le goudron.

 

Ensuite, sur le Camino Primitivo, à partir d'Oviedo, l'itinéraire (en jaune sur la carte) est magnifique, superbe, grandiose...

 

Difficile, mais on n'a rien sans rien. La difficulté à gravir la montagne nous fait d'autant plus apprécier sa beauté, arrivé en haut. Il est très bien balisé. Tout le long tu trouves de très bonnes auberges de pèlerins, assez bien équipées.

   santiago-compostela-mapa-del-camino-de-santiago.jpg

 

Passe à l'albergue d'Alex, à Bodenaya, c'est beaucoup de bonheur.

 

Autre conseil, ne pas prendre le chemin de Polla de Allende, mais celui de Hospitales, qui est la plus belle étape du Primitivo. Malheureusement, les guides passent par Polla de Allende, et beaucoup de pèlerins ratent cette merveilleuse étape. Alex te l'expliquera très bien...

 

Au niveau de l'esprit, fin juin, 85% sont espagnols et partent d'Oviedo. Ils ont un peu de mal avec le respect, l'échange, le silence le soir.... mais au bout de dix jours avec eux, tu arrives à partager de belles choses avec eux. Il faut juste un peu plus de temps qu'avec les autres pèlerins.

 

Au niveau des hébergements, c'est très simple: à Bayonne, va à l'accueil de la cathédrale, on te donnera une fiche actualisée par des pèlerins de la ville. Tu y trouveras toutes les informations sur les hébergements, les prix, les kilomètres, les équipements et leur qualité.


Quand tu passes à San Sebastian, rends-toi à l'Office de Tourisme. Ils te donneront un petit carnet tout fin, extrêmement bien fait. Y sont mentionnés les kilométrages, le nom des villes et villages avec les services que tu peux y trouver (banque, auberge, tienda....)

 

J'ai quitté l'océan (où l'émotion, en effet était forte...) et Santiago et je suis sur le Camino Sanabrès (en marron, via Ourense). Enfin, presque...

 

Peut-être un jour te parlerai-je 

 

du Chemin de Compostelle le long de la côte en France...

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 21:14

Que personne ne sorte !

 

Codex_Calixtinus_-Liber_Sancti_Jacobi-_F0173k.jpg

         

Ce n'est plus un scoop, tout juste une nouvelle : le Codex Calixtinus a été dérobé, ou plutôt, en langue de bois, il a disparu des archives de la cathédrale de Santiago, entre le 3 et le 5 juillet 2011.

 

Ce recueil de plusieurs livres compte 225 pages, écrites à la main. Il est daté de 1140. Un ouvrage récent si on le compare au fameux Livre de Kells tout enluminé, dont les dublinois sont si fiers, et qui date, lui, de 820...

 

Ahlala , quelle histoire ! le monde jacquaire est en émoi, du moins il devrait l'être.

 

N'oublions pas que le Codex en question contient le plus ancien guide de pèlerinage des chemins de St Jacques, rédigé par un nommé Aimery Picaud. Et qu'il compterait les premières traces écrites de polyphonie liturgique...

 

Déjà on raconte en Galice que les pèlerins redoublent d'intérêt pour le fac-similé qui avait été réalisé par précaution et exposé au musée de Santiago. Une copie que l'on peut se procurer à la boutique pour la modique somme de 2500 euros...

 

Et si on le retrouvait ? Imaginons la double annonce : perte, redécouverte ensuite. Une histoire qui rappellerait celle d'une certaine Joconde

devenue si célèbre...

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 12:55
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 Fin de la première grande étape...

                           

 

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Hourra et Ultreïa       Photo Hubert Bancaud

 

... et Hubert nous fait part de ses sentiments mêlés :

 

"Ca y est... Je suis à Santiago de Compostela. J'ai foulé le sol de la place de la cathédrale, après avoir fait une journée de 38 km. Je me suis assis à l'ombre, au fond de l'esplanade, derrière les tentes des “indignés” et j'ai regardé cette grande façade. Peu de pèlerins arrivent en milieu d'après-midi. Il y a quelques touristes, quelques groupes de jeunes. Le son d'une gaïta sort d'une rue voisine. Et moi, j'ai l'arrière-train posé sur les pavés.

 

Ca y est je suis à Santiago”. Pensée qui passe, sans arriver à s'arrêter. Mon esprit est confus. Je ne réalise pas.

 

Tout ce monde, et toi, inconnu, incognito, tu es là, enfin arrivé, après avoir marché 1700 kilomètres.

 

C'est là que je prends conscience de ce qui est important : ce qui compte, ce n'est pas la destination, c'est le chemin.

 

Et si cette sorte d'indifférence était due au fait que mon chemin se termine à Madrid, et non pas à Santiago ? Pour moi ce n'est qu'une étape... D'ailleurs je ne vais pas tarder à repartir pour le cap Finisterra. Mes jambes réclament la poussière du chemin. Mon esprit réclame la solitude pour pouvoir s'évader, loin, loin dans les limbes de la vie, là où tout est possible, là où il suffit d'oser rêver, et oser dire oui...

 

Mon camino n'est pas fini, encore deux mois de bonheur, de joie, d'amour, de partage, de levers de soleil, de muscles tendus... de vie.

 

A très bientôt, pour partager avec vous une émotion qui, je pense, sera forte,

 

celle de Finisterra."

 

 

 

Liens pour

Les motivations  d'Hubert, son premier article

VB qui a arpenté le Chemin de Compostelle en Pologne.

Christian, parti de Paris.

J F F qui raconte son chemin à l'envers (cliquer sur les derniers mots pour les jours suivants)

Le blog d'Hubert

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 13:06
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Sur la Voie de Paris, Via turonensis, on traverse Chartres ou Orléans, Tours, Poitiers, Saintes, et Bordeaux. En quittant Bordeaux, on entre à Talence, ville universitaire.

 

 

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Sur le Chemin de Compostelle à Talence    Photo Marie-Céline Lachaud

 

Talence est une ville jeune : 34,8 % des habitants ont entre 15 et 30 ans. Dans cette commune de 41 000 habitants, sur proposition de l'Association jacquaire locale, la municipalité a offert et posé 30 clous en bronze. En signe d'accueil, de reconnaissance et d'au revoir.

 

Paris : 2 millions de personnes ! Si la capitale équipait ses rues dans le même rapport au nombre d'habitants, c'est 1464 clous qu'il faudrait !

 

L'association jacquaire parisienne Compostelle 2000 propose 350 clous et trois panneaux pour que le chemin de Compostelle à Paris soit enfin reconnu.

 

Déjà plusieurs autres villes de la même voie ont leurs marques en bronze : Tours, Saint Avertin, Margaux, Le Bouscat, Bordeaux, Gradignan. Sans compter les nombreuses villes dans le reste de la France !

 

Lien vers l'article sur les clous de bronze à Tours.

Lien vers l'article sur les clous de bronze à Margaux.

Lien vers l'article sur la marche du 12 décembre 2010 dédiée au projet à Paris.

 

A quand Paris ?

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 17:52
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Vivre les rencontres

                           

 

solitude-a-laredo.jpg

Solitude à Laredo       Photo Hubert Bancaud

 

Au milieu du Chemin du Nord en Espagne, au delà de Llanès, bien après San Sebastian, les conditions ne sont pas toutes favorables, mais le pèlerin avance, quoi qu'il arrive...

Informé des échanges sur ce blog (voir l'article sur les présentations en chemin), Hubert pense aux rencontres et à leur facilité... Conversation :

 

quand-on-croise-un-pelerin-hollandais-a-bilbao--jpg

 

- Comment fais-tu pour rencontrer d'autres pèlerins ?

A l'étape, après plusieurs heures de marche sur le Camino del Norte, on attend tranquillement à quelques mètres de l'albergue. Petit à petit arrivent les pèlerins.

    Quand on croise un pèlerin hollandais Ph H B    

Ces derniers jours nous ne sommes pas nombreux (entre deux et dix). C'est alors qu'on commence à se parler.

 

Généralement on parle toutes les langues sauf la plus simple pour communiquer. Ainsi, avec un de mes compagnons, après dix minutes à essayer de dialoguer en espagnol et en anglais, nous nous sommes rendu compte que nous étions français tous les deux  !

 

- Facile, la mise en contact ?

Oui, pas de jugement à priori, pas d'étiquettes. Les étiquettes, on ne les connaît pas. Après quelques jours passés sur le Camino del Norte, la deuxième question que l'on pose est : De quel pays viens-tu ?

 

Ensuite, on demande de quelle ville on est parti le matin, et depuis combien de jours nous sommes sur le Camino.

 

el-arbol.jpg    

 - Alors, d'où sont-ils partis ?

Pour le moment, les autres pèlerins rencontrés, quel que soit leur pays d'origine, sont partis, au plus loin, de la frontière franco-espagnole. Sauf mon coéquipier, avec qui je partage le Camino depuis Santander.

El Arbol Ph H B    

 

Il est parti de chez lui à Angers, un jour après moi, en empruntant en France, un chemin parallèle au mien (le chemin d'Anjou, puis la Voie de Paris via turonensis ndlr).

 

- Quelle est la teneur de vos échanges ?

Après ces questions, en général on parle de nos impressions du Camino del Norte. Beaucoup de pèlerins sont assez déçus, parce qu'ils font la comparaison avec le Camino Francès. Pour eux ici il n'y a pas l'esprit du chemin, il y a tout un tourisme autour des pèlerins : peu d'auberges municipales, les autres sont très chères, souvent sales... etc. J'en ai vu partir et retourner sur le Camino Francès ! (d'autres font le contraire ndlr)

avec christine et mariane avant santander   

Alors j'essaie de leur expliquer que le pélé se passe dans la tête. mais bon... comme on dit, chacun voit midi à sa porte.

 

- Après avoir fait connaissance, c'est chacun pour soi ?

Non, on arrive à trouver certains pèlerins avec qui partager le repas et continuer de nous rencontrer.

Avec Christine et Marianne Ph H B    

 

Ce n'est pas facile depuis quelques jours, les autres pèlerins sont, pour plus de la moitié, assez hermétiques...

 

- Est-ce que tu garderas tous tes contacts ?

Pas tous. Généralement c'est au plus vite, au bout de deux ou trois heures, que l'on se demande nos prénoms... parfois, après avoir passé trois jours avec certaines personnes, on ne sait toujours pas leur prénom. Et pourtant on a fraternisé, on s'est offert à boire, on a partagé de très beaux moments, on a discuté de sujets très profonds, malgré les barrières de la langue...

 

L'essentiel est vraiment dans le partage : des mots, des pensées, une bière, un bout de saucisson, une tisane, un coucher de soleil, un rêve....

 

Les rencontres se vivent, on analysera après...

 

Ainsi va la vie du chemin."

 

 

Liens pour

Les motivations  d'Hubert, son premier article

VB qui a arpenté le Chemin de Compostelle en Pologne.

Christian, parti de Paris.

J F F qui raconte son chemin à l'envers (cliquer sur les derniers mots pour les jours suivants)

Le blog d'Hubert

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 15:05

Une croissance à deux chiffres

 

TITRE ET ARTICLE 468

Revue de presse Saint Jacques de Compostelle

 

Dans le numéro du 11 juin 2011, Sandra Cuina, du quotidien galicien El Correo Gallego, partage son étonnement : depuis le début de l'année la ville de Saint Jacques de Compostelle est envahie de pèlerins. Elle parle d'un véritable raz de marée. 10 000 pèlerins de plus qu'en 2009 au cours des cinq premiers mois !

 

TITRE-ET-ARTICLE-467.jpg

Remerciements à Christiane Delattre

 

Un tsunami salutaire pour ceux qui y prennent part, en majorité des pèlerins étrangers, soit plus de  60 % du total. Coréens toujours, mais aussi Japonais, Russes, Néo-Zélandais, Danois, Norvégiens et Sud-Africains sont au rendez-vous. Les Allemands sont légion. Deux fois plus nombreux que les Français, pourtant limitrophes.

 

En seulement deux jours au cours du même mois de juin, le Bureau des Pèlerins de la Cathédrale a délivré plus de 1 000 Compostelas, le "diplôme" du pèlerin qui achève son périple.

 

Gageons que pour l'ensemble de l'année 2011 les statistiques battront à nouveau

 

des records....

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 21:22

Savoir-vivre sur le Chemin

 

JEAN-LUC-A-UN-PRENOM463.jpg

Pas besoin de noms...


"Sur le Chemin de Compostelle, il n'y a pas de hiérarchie, pas de supérieur ni d'inférieur, on se présente tout simplement " témoignait une personne de l'assistance lors d'une conférence tenue au Perreux (prochaine conférence le 24 juin 2011).

 

Et sais-tu pourquoi il n'y a pas de hiérarchie ? Pourquoi, au départ de leur relation, tous les pèlerins sont égaux ?

 

La tradition veut que lorsqu'on fait connaissance d'un autre pèlerin on se présente en indiquant son prénom et sa ville ou son village d'origine. C'est tout.

 

Pas de précision sur le nom, le métier, le statut, les diplômes, la fortune personnelle et le nombre de résidences ou de chevaux fiscaux dans le moteur de la voiture. Un humain parle à un autre humain. Comme si le dépouillement allait jusqu'à gommer les patronymes.

 

C'est tout et c'est énorme. Plus que de la courtoisie, cela fait partie du code de bonne conduite entre les jacquets. On a laissé à la maison son quant-à-soi, ses privilèges, ses complexes, et, avec l'aide des courbatures et des ampoules, ses certitudes.

 

D'où vient cette habitude précisément ?

De quand date-t-elle ?

On aimerait le savoir.

 

Heureux résultat : l'esprit de fraternité est immédiat.

 

Ce code de savoir-vivre en chemin contient très peu d'articles.

Quand on le veut, la vie est simple.

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  • : chemincompostelle
  • : tout ce que vous voulez savoir sur le chemin de Compostelle en général et la voie de Paris en particulier. Si la réponse n'est pas dans un article, posez des questions, on vous répondra. Bonne lecture !
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